23 avril 2007
Balladur en tailleur (6 enseignements du premier tour)
2/ Des bonnes et des moins bonnes nouvelles. Good news first: super participation, great turnout, marginalisation des extrêmes et lamination des anti-européens - Le Pen à 11%, le PC a' 2% et Bové à 1% ça c'est des bonnes nouvelles. Maturité du corps électoral, notamment a' gauche et puissant effet anti 21-avril (moi personnel j’avais voté utile en 2002). En 2002 bien sur tout le monde avait pointé la mauvaise campagne de Jospin et la conjonction de circonstances amenant le Pen au deuxième toujours mais personne n’a eu l’idée de noter l’absurdité intrinsèque du scrutin présidentiel à deux tours.
3/ L'interminable discours de Ségo en blanc sur blanc (my god : plus royaliste tu meurs) a été la grande marrade de la soirée. La Royal m'a plus que jamais rappelé coach Santini dans les guignols. Même un jour comme ça, ou elle est sensée galvaniser le peuple, elle continue la com soporifique/hypnotique. On a vraiment envie de lui donner des coups de pied au cul pour la réveiller. Jean-Marc Giri a trouvé la formule qui tue : ‘Balladur en tailleur’. Difficultés de lecture ou balai dans le fondement, malaise en présence de supporters surexcités? C’est vrai que tout ces gens qui font du zèle et veulent pas s’arrêter de t’applaudir, c’est un peu vulgaire. A mon humble avis la pauvre Ségo n'a pas l'ombre d'une chance au deuxième - même si elle récupère la moitié des voix de Bayrou (comme le suggère les sondages) et fait le plein à gauche, ça suffira pas. Le total gauche est pas impressionnant.
5/ La TV sur internet m'a aussi permis de revoir la gueule enfarinée de Fabius, ce traître – maudit soit-il, et qu'Allah le pende par les génitoires. Et à chaque fois je repense à sa responsabilité historique dans un possible déraillement de l'Europe, et je me redis que le fait de ne pas l'avoir exclu du parti à ce moment là, était peut-être aussi l'arrêt de mort du PS (pour qui j'ai voté, quand même).
6/ La forte participation ne signifie pas nécessairement que la campagne a été de qualité. Personnellement je n'ai pas une haute opinion d'aucun des trois principaux candidats et de leurs programmes. Tous ont focalisé sur deux messages simples 'je suis différent' et 'nous pouvons avoir le beurre et l'argent du beurre', aucun n'a parlé avec courage de l'Europe et de la Constitution. Le mot Europe en particulier a été totalement absent de cette campagne. Seuls les anti-européens en ont parlé, comme d'habitude. Même Bayrou, censément pro-européen, a été très discret sur ce thème, focalisant tout sur le rejet (modéré) du ‘système’. On continue de faire semblant de penser que l'avenir des français peut dépendre de cette élection, suivie de décisions souveraines prises dans le 8eme et le 6eme arrondissement.
7 avril 2007
Le Festin de Juliette, par Juliette Nourreddine

J'ai envie d'écrire une série sur mes disques préférés. Pour vous donner envie de les acheter. J’ai envie de commencer par mon album de chevet depuis quelques mois. Le Festin de Juliette de la grande Juliette Noureddine, publié en 2002. Chaque écoute est une jubilation. C’est le meilleur disque français des dix dernières années, depuis Fantaisie Militaire de Baschung en 1998.
La patronne
Profonde et jamais grave, émouvante mais pas mélo. Drôle, moqueuse, gourmande, toujours changeante, Juliette s'amuse avec les mots et les styles musicaux. Rabelaisienne insolente et tendre, joignant la liberté de forme à une versification irréprochable (alexandrins, octosyllabes, rimes toujours ‘suffisantes’), elle est la seule chanteuse vivante à me rappeler le grand Georges. En fait l'impression dominante c'est l'autorité, la maitrise et la force tranquille de la Diva. Comme Barbara j'en suis sur, ses hommes la nomment 'Patronne'.
Le fond et la forme
Vous vous souvenez des commentaires composés? Ou on était censé montrer l’art d’un auteur par l’analyse de l’adéquation entre ‘le fond’ et ‘la forme’. La qualité d’un texte résidait dans la manière avec laquelle l’auteur mettait le style au service du sens. Eh bien c’est ça qui est admirable dans cet album – la capacité de Juliette à inventer la musique et les arrangements qui font de chacun ses textes ciselés une sorte de mini opéra avec changements d'humeur et de couleur musicale, rebondissements, alternance de farce et de tragédie. Comme chez Brel, Piaf et Barbara, chaque chanson est une histoire et un film. Juliette est aussi une grande humoriste et comme Sylvie Jolie ou Valérie Lemercier, chacun de ses sketches est raconté à la première personne.
Les arrangements sont un perpétuel délice, chaque nouvelle écoute révèle des trouvailles. Styles, bruitages, changements de rythme ; chacune des 11 chansons est un drame en trois actes et cinq minutes.
L’Eternel Féminin.
Prenant au mot le péché originel et la diabolisation éternelle de la femme, Juliette nous révèle ce que nous savions au fond depuis toujours : ‘Le diable est une femme / Les femmes c’est le diable’. D’ailleurs ‘La place d’une femme n’est-elle pas au foyer?’ Et Juliette la diablesse de conclure dans un soupir :
Et pour me faire ‘venir’
D’une voix qui frissonne
Il suffit de redire
‘Patronne’
Impatience.
Ecriture plus traditionnelle et sobre sur les 'plaisirs sans engagement' – non pas sur l'acte mais l’attente et l’anticipation du plaisir. Ici Juliette n’est pas l’actrice du drame mais la narratrice, le témoin. Dans la rue près de chez un ancien amant, elle reconnaît dans la démarche et l’air d’une passante les sentiments qu'elle connaît bien: 'L’heure des ivresses et des plaisirs / Que j’aimais tant qu’il y a longtemps'.Pour arranger la mélodie nostalgique et rétro, l’arrangement suave et tendre des films français des années 50 – swing guitare piano. Vacances de Monsieur Hulot.
Elle savait que le désir
Serait le maitre du moment
A l’heure où rien ne doit se dire
Qui ne soit mensonge ou serment
Garcon manqué.
Juliette a dix ans. Demain pour son anniversaire on lui donnera une boite de mécano, une tenue de zorro. 'Adieu les sales poupées, les jupes et les jupons'. Si elle arrive à traverser le pont de liane du tapis de l’entrée, infesté de serpents, comme son héros Indiana Jones. Charmant.
Comptine et film d’aventure Musique aux accents gréco-orientaux. Balafon africain.
Quand on vous aime comme ça.
L’héroïne de la chanson quitte son loft du 11eme pour s’en retourner à la terre et faire du vin bio. 'C’est une horrible piquette / Mais je la vends sur internet'. Ddénonciation des bobos cyniques anti-mondialistes.
Pour lutter contre la mondialisation
J’anime une association
On démonte des pizzerias
Au village on n'a que ca.
Arrangement successivement new age/hindou, puis breton/rock-musette
Mode d’emploi
La diva est finalement humaine. Comme chacun de nous simples mortels, elle ne sait pas lire les notices. Desproges déjà dans ses chroniques de la haine ordinaire dénonçait à juste titre le complot des objets contre nous – cintres, meubles en kit, portions de fromage fondu. Et les modes d'emploi font partie du problème.
Pour déballer une vache qui rit
Un CD d’Francois Valéry
C’est fou comme le monde se complique
Quand on lit pas les fiches techniques
Charmante petite comptine contre la vie quotidienne avec la encore l’arrangement qui va bien : une comptine au balafon.
Il n’est pas de plaisir de plaisir défendu
Encore une chanson épicurienne, d’une folle fantaisie. Trois couplets particulièrement savoureux.
Elle a goûte, sucé, mordu
Le succulent fruit défendu
Le bonheur vaut la réprimande
Elle est si bonne l’eau Jésus
Quelle idée de marcher dessus
Viens te baigner, rejoint la bande
Vive la barbe et les barbus
Allons au bois monsieur Landru
Envers vous ma confiance est grande
(Avec imitation de Bardot en prime).
Ambiance musique pieuse avec chœur à la con, mais chaque couplet dans un style différent : bossa nova, musique militaire, chanson réaliste, gipsy king, bretonneries.
La paresse est un hommage à la paresse en forme de berceuse ‘steel band’. Un ragga abscons est ragga-muffin gascon endiablé ou l’accordéon chauffe dur, la patronne fait ronfler l’accent du Gers dans une logorrhée de termes abscons, comme ceux qu’on était censé placer dans nos commentaires composés, vous vous souvenez ? Comme ‘logorrhée’. N’est-il pas plus abstrus que ses amphigouris?
Le dernier mot
Ma chanson préférée d’un album ou j’aime chacune des chansons. Cinq minutes de plaisir total et jubilatoire. J’ai été surpris à l’instant de voir sur l'écran de l’ipod de voir une durée de 5 minutes. Il se passe tellement de choses passionnantes dans ce texte et cette musique que je pensais que la chanson durait 7 ou 8 minutes. Festin d’intelligence. Juliette y passe en revue le mythe romantique du dernier mot et conclut que ce qu'on a à dire, 'il faut le dire avant'. Arrangements flamboyants à dominante jazz latino, saxo, saxo basse (rare), piano, guitare électrique, super passage salsa, plein de percus.
Sans doute l’idéal serait de la fermer
Un adieu du regard à ceux qu’on a aimé
Certes je me tairai si j'en ai le courage
Mais vous me connaissez
Et il serait dommage
D'aller contre nature
Que tradition se perde
Une dernière fois je pourrai dire
Merde
Le Festin de Juliette
Procession macabre et épicurienne. Accents de Poe, Brel (variation sur Le dernier repas), cuivres, cloches et pipeau (Danny Elfman dans L’Etrange Noel de M. Jack).
Tout est bon dans le cochon et tout est bon dans Juliette. D'ailleurs laissons lui le dernier mot.
Oui pour une gourmande
C'est une fin parfaite
De sceller son destin
Au festin de Juliette
Achetez le disque
15 février 2007
Arsenal fait le spectacle contre Bolton
Arsenal équipe 1bis (sans Henry, van Persie, Lehmann, Gallas, Fabregas) a dominé techniquement et tactiquement la première mi-temps. But d’Adebayor à la conclusion d’une action d’école : une remontée collective à la Brésilienne, en mouvement, en déviations, en remises, à une touche de balle. On aurait du avoir 2 ou 3-0 à la mi-temps mais au lieu de cela, Bolton a failli égaliser (barre) sur un cafouillage dans les arrêts de jeu. Pendant la mi-temps, les experts de BBC1 - Hansen, Shearer et Lineker - étaient tous sincèrement épatés par la qualité individuelle et collective des jeunes gunners et rendaient un hommage ému à Wenger. Me suis senti fier d’être Islingtonien.
Même chose en deuxième mi-temps. Arsenal produit du beau jeu, du très beau jeu, fait courir Bolton au milieu, mais rate le break à plusieurs reprises. Penalty horriblement raté par Silva. Puis Adebayor intercepte dans le rond central, dribble le gardien et.. tire sur le poteau du but vide. 3 minutes de stoppage time et égalisation de Meité sur un nouveau cafouillage dans la surface. Voila le revers de la médaille cette saison : Arsenal produit de la dentelle, un spectacle très agréable, mais pas assez efficace, pas assez direct. On se regarde un peu jouer. On aurait dû ‘tuer’ ce match dès la première demi-heure.
Donc prolongations, où j’étais très pessimiste à cause de la sortie de Hleb et Rossicky et parce que Bolton aurait un moral d’acier. Et effectivement Bolton touche le poteau au bout de quelques minutes. Mais les deux remplaçants Aliadière et Ljungberg ont marqué le but décisif. A l’inverse du jeu collectif un peu stérile des autres jeunots, une chevauchée d’Aliadière, une passe lumineuse et une finition clinique de Freddie, pour son retour de blessure après deux mois (le plus vieux joueur d’Arsenal sur la pelouse).
Pour que le suspense aille jusqu’au bout, Arsenal a ensuite raté un deuxième penalty par Baptista. C’est seulement dans les arrêts de jeu de la prolongation que Adebayor a marqué le troisième but libérateur qu’on aurait dû avoir une heure plus tôt.
Enfin, un happy end, qui va laisser des traces physiquement, mais ne boudons pas notre plaisir:
• Arsenal is still unbeaten in 2007, in any competition.
• Arsenal is still qualified in all three cups. Next FA Cup round (last 16) against Blackburn next Saturday – Carling Cup Final in one week.
• Bolton is no longer our bogey team.
Meilleur joueur du match: Rossicky et Clichy ont été absolument exceptionnels – impossible de les départager. Hleb a fait un très très bon retour. Adebayor a été comme d’habitude infatigable, travaillant dans tous les coins du terrain, toujours disponible, harcelant les défenseurs adverses. Denilson toujours prometteur même si il a un peu trop de déchet. Très bonne rentrée d’Aliadière. Bon match d’Almunia. Très mauvais match de Baptista qui a raté plein de passes, des occases, un penalty.
1 février 2007
janvier en premiership
En décembre Chelsea avait réussi à revenir au score pour gagner plusieurs matchs (à Wigan et Everton) avec un indiscutable panache, mais à partir du boxing day (26/12), Mourinho a subi trois nuls de suite dont deux à domicile, contre les modestes équipes Reading et Fulham. Quant à la défaite subie à Liverpool le 20 janvier, elle a été indiscutable (2-0) et aurait pu être plus lourde encore si le tir fantastique de Riise de 40 mètres n’avait pas été renvoyé par la barre. Chelsea semblait sans ressources morales et tactiques.
Le feuilleton quotidien José v. Abramovitch n’a pu que perturber les joueurs. L'affaire montre bien le revers de la médaille d'avoir un propriétaire milliardaire : beaucoup de fric au début mais une gouvernance potentiellement erratique, pleine de courtisans et les caprices du proprio - lequel proprio peut d'ailleurs reprendre ses billes et partir sur un coup de tête un jour....Mourinho, s'il part c'est un personnage qui va manquer au folklore c'est vrai, il faut un méchant dans la pièce et Sir Alex ne joue plus vraiment ce rôle aujourd’hui. José a les couilles qui vont avec son arrogance il faut le reconnaître : il a publiquement dit que Shevshenko – ami personnel d’Abramovitch et recruté par lui - était pas au niveau et qu’il ne voulait pas de lui sur le terrain et, en gros, c’était Sheva ou lui. Au 30 janvier il semble que José ait gagné son bras de fer puisqu’il n’a pas été viré ; José a cependant mis de l’eau dans son vin en faisant rentrer Sheva en Carling Cup (victoire 4-0 contre les obscurs Wycombe, dont 2 buts de Sheva). Je pense donc que José va finir la saison mais je ne peux pas croire qu’un milliardaire russe va continuer longtemps à perdre la face devant l’arrogance de son employé portugais ; la saison prochaine, José part à Madrid et c’est le début de la fin pour Chelsea… sauf peut-être si Chelsea gagne cette année la Champions League et que tout le monde redevient best pals.
Manchester toujours aussi fort
Manchester a continué son chemin, avec un Ronaldo toujours aussi fort et un Rooney revenu en forme plus récemment : un but et un bon match contre Arsenal, deux buts dont un lob magnifique en cup contre Portsmouth. Non seulement tous les joueurs sont toujours au top (j’ai oublié de citer Scholes parmi les meilleurs joueurs de la saison so far) mais ils sont maintenant épaulé par un très bon Henrik Larsson.
Chelsea est donc 6 points derrière Manchester à 14 journées de la fin – sur le papier donc rien n’est joué d’autant que Manchester doit encore aller jouer à Liverpool et à Chelsea. Mais quand on regarde le niveau de jeu, il n’y a aucun doute pour moi que ManU est meilleur cette saison. Alors que la défaite de Chelsea à Liverpool était nette et inquiétante, Manchester a maîtrisé avec brio son match à Arsenal pendant 80 minutes….
Arsenal strikes back
Janvier a été très positif pour Arsenal. Trois victoires en championnat dont une sur l’ennemi héréditaire ManU (nous aurons donc pris 6 points sur 6 cette saison contre le probable futur champion) ; trois victoires en coupe dont deux sur le terrain de Liverpool et une contre les Spurs ; le retour gagnant de Thierry avec deux buts fantastiques au compteur ; l’explosion de Baptista après plusieurs mois infructueux. Au classement, rien de changé, Arsenal est toujours quatrième, à un point derrière Liverpool. Seul changement, Arsenal est désormais détaché de Bolton, cinquième à 4 points derrière et un match en plus. Certes le titre est toujours hors d’atteinte mais au moins Arsenal n’a plus grand-chose à craindre de derrière et peut simplement espérer grignoter une voire deux places pour se qualifier directement en Champion’s League (même s’il sera difficile d’aller gagner une quatrième fois de la saison contre Liverpool chez eux).
Après avoir touché le fond le 30 décembre en perdant à Sheffield (en l’absence de Henry et Adebayor blessés), Arsenal a donc enchaîné les bons résultats depuis le retour de Thierry Henry. Trois victoires en Premiership, qualifications en cup et Carling Cup : Arsenal est toujours invaincu en 2007 et toujours invaincu au Emirates Stadium depuis l’inauguration en Août dernier. Le retour de Thierry a été fêté par un 4-0 contre Charlton, puis Arsenal a été gagner 2-0 à Blackburn en jouant 75 minutes à 10 contre 11.
Henry a mis contre Blackburn l’un des plus beaux buts de la saison et de sa carrière. Il reçoit la balle à 30m de ses buts et pendant 60 mètres et 20 secondes il avance par accélérations successives en gardant la balle hors de portée des tacles adverses, au milieu de plusieurs types qui reculent dans un désordre croissant en se disant 'si je me jette, il me grille'. Thierry surveille à tout moment la montée de Fabregas à sa droite en attendant le moment parfait pour déclencher un 1-2 à 30m des buts adverses. Il accélère alors et la les défenseurs qui l'on suivi depuis une heure ne peuvent plus suivre ; tir de 20m du droit dans la lucarne opposée.
Enfin le lendemain de Liverpool-Chelsea (sacré week-end), le choc Arsenal-ManU. Sir Alex toujours taquin avait annoncé que ManU serait la première équipe à venir gagner au Emirates pour venger l’affront du dernier Manchester-Arsenal (0-1), et, franchement, leur avance après 82 minutes était méritée – Fergusson se voyait déjà quasi champion avec 9 points d’avance. Puis, comme souvent cette saison, Arsenal s’est arraché pour revenir au score : sur deux centres venus de la droite par Fabregas puis Eboué, Van Persie et Henry (93ème et de la tête !). A défaut d’avoir dominé le jeu comme Liverpool la veille, Arsenal nous a offert un super scénario et une super joie. Autre grand moment du mois de janvier, les deux victoires d’Arsenal sur le terrain de Liverpool, à trois jours d’intervalle. La première en cup, 3-1 avec un super but en solitaire de Thierry, a été totalement maîtrisée. La deuxième, totalement dingue arrachée 6-3 par l’équipe des gamins en Carling Cup (coupe de la ligue), dont 4 (quatre !) buts de Baptista (et un penalty raté qui aurait pu faire 5!), un but de Song et un but d’Aliadière. Encaisser 6 buts à domicile à Anfield Road n’était pas arrivé aux Reds depuis 70 ans – et perdre contre la même équipe à trois jours d’intervalle n’était sans doute jamais arrivé. Au passage, on peut remarquer le sang froid des dirigeants anglais – devant une telle humiliation, n’importe quel manager de Marseille ou PSG aurait sauté immédiatement, mais Benitez est resté et, une semaine plus tard, il battait Chelsea.
L’épopée des Arsenal young guns en Carling cup est une des belles histoires de la saison. Apres avoir éliminé Everton et Liverpool, les gamins ont fait match nul au match aller à Tottenham 2-2 – les Spurs croyait tenir leur première victoire du siècle contre Arsenal en menant 2-0 à la mi-temps. Le match retour a été tendu mais les gamins renforcés par un excellent Rossicky, on montré leur résilience pour gagner 3-1 après prolongations. Les Spurs n’ont toujours pas battu Arsenal une seule fois depuis 1999. Quoi qu’il arrive en finale contre Chelsea à Cardiff, cette épopée aura été un fantastique accélérateur pour les joueurs ‘B’(Aliadière) et les jeunes talents. Parmi eux, Walcott n’impressione pas beaucoup pour l’instant, mais hier contre les Spurs, Denilson, Traoré et Diaby en particulier ont été très prometteurs. Par son amplitude, sa carrure, sa fausse nonchalance et sa vraie classe, Diaby rappelle irrésistiblement un certain Patrick Vieira.
Quant la Cup, il se confirme que Bolton est la Bogey team (la bête noire) d’Arsenal. Le match nul concédé dimanche à Londres nous oblige à jouer un ‘replay’ qui pose un sérieux problème de calendrier pour les semaines à venir, d’autant plus depuis la blessure de Van Persie.
Arsenal cette année encore va donc essayer de se concentrer sur les trois coupes pour ramener du ‘silverware’ (‘de l’argenterie’ c'est-à-dire des trophées) mais contrairement à l’an dernier, Arsenal devrait avoir l’esprit tranquille par rapport au Championnat (rien à perdre, plus grand-chose à gagner). Principal problème dans l’immédiat : les blessures : Van Persie, Hleb, Gallas. Gallas devrait revenir bientôt mais Persie est out pour le reste de la saison…
Le meilleur joueur du mois : Fabregas (toujours). Du haut de ses 19 ans, il est l’un des meilleurs milieux du championnat, une technique et une vision du jeu digne d’un Bergkamp, mais aussi des qualités défensives et physiques stupéfiantes étant donnés son age et ses mensurations modestes. En l’absence de Silva suspendu, il a été le véritable patron du milieu et il est le seul joueur qui joue tous les matchs, en championnat, en cup et en Carling cup. Incontournable. Thierry a déclaré à propos de Cesc que c'est super d'avoir un partenaire qui lit exactement vos intentions et qui vous remet la balle exactement ou vous voulez – le 1-2 sur le but de Blackburn illustre parfaitement leur entente. Sur ce plan la, Fabregas remplace parfaitement Pires.
Autres énormes satisfactions (confirmations) en janvier: Touré, sa solidité et ses deux buts superbes de la tête, et Adebayor.
Le classement après 25 journées (sur 75 points possibles).
1. Manchester, 60
2. Chelsea, 54
3. Liverpool, 49
4. Arsenal, 45 (24 matchs)
5. Bolton, 41
30 décembre 2006
Scoop, de Woody Allen

I just had my annual dose of black screen and white letter titles: 'Casting Juliet Taylor', 'Executive producers Jack Rollins & Charles H. Joffe'. Long story short, I just saw the latest Woody Allen. Some years ago the Woody Allen Day was most loved annual ritual, and I always managed to see it on the release day. But then I was disappointed lately. Anything Else was his worst film ever, and Match Point was worse. At least Anything Else was weak in a Woody Allen way; Match Point had almost nothing of the things I love in his work, and was simply boring.
So after several successive disappointments in recent years, I was not too keen on a new London-based film, with watch-my-tits what-s-her-name in the starring role. I was even contemplating boycot, can you imagine.
But finally I saw it and pheww! I enjoyed it. Good old uncle Woody is back with a vengeance in this smart funny crime comedy with lots of silly Jewish one-liners in it ('I was raised in the Hebraic religion and then I converted to Narcissism').
Magic is back and I love this theme in Allen's films and plays (The floating light bulb). Woody is visibly having a lot of fun playing a magician again. Actually you may know that being a movie director was only Woody's third favourite career choice. He became a director because he was not good enough as a magician and too clumsy for base ball.
What about little Scarlett? Well she is not as good and funny as Diane Keaton (or Mira Sorvino or Judy Davis or Diane Wiest), but she does the trick being super cute (and more convincing at it than in the femme fatale role of Match Play). Take a gorgeous young women and put glasses on her nose, and you get an adorable blonde kid; Woody just applied the Marylin recipe.
So how does this film rank in Allen's filmography (I don't like this word but cannot find another one right now)? OF COURSE it is far from being one of his great films and in fact it is increasingly unlikely he'll do one masterpiece again before he dies, but I am happy enough if he can give us a smart entertaining comedy like that every year.
At the same time, I feel a bit sad at the idea of a 70-year-old migrant worker. It is a pity that the Brooklyn-born had to leave Manhattan and go to Kensington to beg for new financing and pay his new baby star - maybe he is doing her - the old fool. The lonely grumpy greying magician lost in translation in Kensington and driving on the wrong side, is uncle Woody.
funny English bets
Many other crazy bets are taken every day.
A very popular one is 'white christmas in London': will there be a snow flake in London on 25/12. This year, the odd was 10/1 ten days before; finally it didn't snow.
Tony Blair will grow a moustache in 2007? 8/1.
Scientific proof that Nessie exists and is alive: 66/1.
Scientific proof of the existence of intelligent extra-terrestrial life: 500/1.
The archbishop of Canterbury officially announcing the second coming of Christ: 1000/1.
29 décembre 2006
'The prairie home companion' by Robert Altman

The Prairie Home Companion c'est le nom de ce programme hebdomadaire de chanson country, diffusé en direct et en public depuis un vieux théâtre, depuis la nuit des temps, depuis l'âge d'or de la radio. Ce genre d'émission décontractée, avec animateur chantant et débitant les réclames entre deux chansons, a disparu depuis environ 50 ans partout ailleurs, mais la nouvelle n'est pas parvenu jusque dans le Minnesota. Les propriétaires de la station ont décidé d'aller se dorer en Floride et leurs enfants ont illico décidé de vendre le théâtre pour en faire un parking, supprimant du même coup l'émission. Mais tout le monde fait semblant de rien, dans la tradition des paysans stoiques du mid-west qui pensent que si on ignore une mauvaise nouvelle, elle finira par s'en aller d'elle-même.
On fait la connaissance de la troupe des habitués entre deux âges. Les soeurs Yolanda et Rhonda Johnson (Meryl Streep et Lily Tomlin) nous servent des 'old favourites' sentimentaux (chansons d'amour dédiées à leur maman, chansons sur Jésus, hymnes au Mississipi...); le duo de cow-boys 'Dusty et Rusty' (Woody Harrelson et John C. Reilly) jouent des airs de country et débitent des mauvaises blagues de comique troupier; le vieux et vénérable crooner local (LQ Jones) poussent la chansonette d'une voix fragile. Ils vont tous se retrouver au chômage à l'issue de cette soirée. Cette collection de fossiles vivants, et attachants, réunis autour de l'animateur GK, est l'équivalent rural de la famille d'éclopés du music hall rassemblée par l'impressario new-yorkais Danny Rose dans le film de Woody Allen.
J'ai évité de lire les critiques qui j'en suis sûr nous font le coup du 'film-testament'. Evidemment ils ont des éléments: c'est une histoire de baisser de rideau; le thème de la mort parcoure nonchalament le film sous la forme d'un joli fantôme qui n'aurait pas déplu à Brassens (Virginia Madsen); c'est un hommage sans ironie au petit monde du divertissement; et puis on pourrait voir dans le vieux séducteur à barbiche blanche qui meurt en coulisse, un sosie de Altman lui-même mettant en scène sa mort, survenu quelques mois seulement après ce tournage... Les mêmes critiques people avaient déclarés que The Dead (Gens de Dublin) était le 'film testament' de Huston, par exemple. Je conteste ça; je ne veux pas savoir dans quel état de santé ou état d'esprit était le type quand il a écrit ou réalisé un film. Altman, comme Huston, aimait la vie et aimait son métier; ils étaient tous les deux des gars qui ne se prenaient pas trop au sérieux et étaient exempt de la maladie de la gravité. Je suis sûr que l'un et l'autre espéraient faire encore d'autres films; comme le montre encore The Prairie Home Companion, Altman - comme Huston, come Eastwood, comme Allen, se considérait comme un artisan conteur et amuseur, et non pas, comme on a toujours tendance à le penser en Europe, comme un intellectuel à 'message'. Ce que Altman 'avait à dire', il l'a dit avant - comme dit Juliette.
24 décembre 2006
mi-temps de la saison en premiership
Il faut admettre que Manchester et Chelsea pratiquent tous les deux un football magnifique cette année. Après 19 journée, ils ont respectivement 47 et 45 points sur 57 possible et deux défaites chacun (Lyon a atteint le total hallucinant de 50/57 pour une défaite). Ils ont en commun d'avoir peu ou pas de blessés et plusieurs joueurs qui explosent véritablement.
Sir Alex vient de fêter ses 20 ans à la tête de United et il a une équipe superbe. Couillu comme toujours il n'a pas hésité la saison dernière à virer deux joueurs emblématiques, Roy Keane et Ruud van Nistelrooy (comme il avait viré Beckham avec perte et fracas). Et aucun grand joueur n'est revenu renforcé l'effectif à l'intersaison. Tout le monde pensait qu'après l'épisode Ronaldo-Rooney pendant Portugal-Angleterre, Ronaldo n'allait jamais pouvoir continuer de jouer pour Man U. Finalement Ronaldo est clairement dans le top 3 des meilleurs joueurs de la Premiership jusqu'ici. Scholes est aussi à son meilleur niveau (il vient de marquer un but fantastique contre Aston Villa), Giggs aussi, Rooney s'est bien repris après un début timide, et le club a même eu la satisfaction de voir revenir le courageux Ole Gunnar Solksjaer qui était blessé depuis des années. A noter que mine de rien ManU est désormais le club le plus français du championnat, devant Arsenal, puisqu'il y a trois français dans le onze majeur (Saha, Silvestre, Evra). Le seul problème de Manchester est que ça les agace de voir que c'est désormais Chelsea et plus ManU le 'villain' de la Premier League, un club mauvais garçons et de manager arrogant que tous les autres détestent et voudrait voir tomber. C'est Gary Neville qui a déclaré ça en ajoutant que Manchester compte bien récupérer au plus vite son statut d'équipe la plus haie d'Angleterre.
Chelsea est moins facile mais plus spectaculaire que l'an dernier. Drogba est exceptionnel; sans aucun doute le meilleur joueur en Europe cette saison. Chelsea est moins dominateur mais fait montre de plus de panache quand ils se lancent à l'assaut du but adverse dans le dernier quart d'heure. C'est comme ça qu'ils sont revenu au score contre Arsenal et qu'ils ont récemment gagné in extremis contre Newcastle (1-0), Aston Villa (2-3), Wigan (2-3).
C'est par un pur miracle que Arsenal a pu conserver un point à Chelsea. Après l'ouverture du score par Flamini contre le cours du jeu, Chelsea a déclenché un blitzkrieg impressionant, sanctionné par un tir de loin de Essien et deux poteaux de Lampard et Essien pendant les arrêts de jeu. Ce match nul était un pur hold-up.
La saison d'Arsenal est décevante et crispante. Il est normal qu'on soit derrière Chelsea et Manchester au vu des effectifs, mais l'écart considérable dans le niveau de jeu fait un peu mal au coeur. Même avec Henry, Gallas et Touré qui étaient absents contre Chelsea, j'ai le sentiment qu'on n'aurait pas pu faire beaucoup mieux. Depuis le départ de Vieira, Bergkamp et Pirès, trop repose sur les épaules d'Henry, capitaine, buteur, l'un des seuls joueurs d'expérience avec Gilberto et Lehmann. Et manque de bol, Henry est sorti de sa méforme de début de saison pour se blesser au cou (?). Mais lorsqu'il était là, Henri n'a pas eu cette saison son impact habituel. En son absence, l'équipe s'est serré les coudes autour de Gilberto et a eu certains des ses meilleurs résultats dont la victoire à Manchester. Voilà le bizarre paradoxe de cette saison: Arsenal a fait de (très) bons résultats contre toutes les grandes équipes: victoire à Manchester, match nul à Chelsea et victoires contre Liverpool et les Spurs (nettement moins brillantes que le score laisserait penser, 3-0 dans les deux cas). A côté de ça, on a perdu des tas de déplacements contre des équipes modestes comme West Ham (18ème), Manchester City (15ème), Fulham (12ème) et, pire, on a déjà fait 5 matchs nuls à domicile (contre Aston Villa, Newcastle, Portsmouth etc) pour 5 victoires... Plus paradoxal encore, on alterne les résultats flatteurs voire chanceux (Chelsea) et les matchs nuls à domicile incroyablement malchanceux (où maladroits dans la finition).
Pour la première fois en dix ans de règne Wenger, certains commencent à douter de l'infaillibilité de nos deux dieux, Thierry et Arsène. La presse commence à se poser des questions sur la politique de recrutement extrêmement risquée d'Arsène. Plusieurs très grands joueurs expérimentés sont partis, le seul grand joueur d'expérience arrivé a été Gallas (plutôt satisfaisant) et tous les autres ont été de (très) jeunes joueurs. Certains match ont été joués avec une défense de moins de 21 ans. Au milieu des Djourou (19), Eboué (22), Clichy (21), Senderos (21), Kolo Touré est presque un ancien du haut de ses 25 ans. Beaucoup commencent à se demander où est passé l'argent des ventes de Vieira, Pirès, Campbell. Parmi les autres nouveaux des deux dernières années, Hleb est pas mal mais il ne marquera jamais autant que Pirès. Et on a très peu vu Rossicki et Julio-Baptista. Arsène a déjà prévenu qu'il ne recruterait pas au mercato. Arsène dit préparer l'avenir mais mais s'il ne recrute plus que des gamins comme Djourou, Walcott et Fabregas, Arsenal ne pourra lutter pour le titre avant pas mal d'années...
Prenez Mick, 35 ans, déménageur, né à Islington, abonné depuis l'âge de 14 ans. Mick pense que 'Mister Wenger' sait ce qu'il fait. il lui conserve une confiance et un respect absolus; il faudrait une saison bien pire que celle-ci pour que les supporters commencer à oser imaginer changer d'entraineur. C'est Thierry l'idole qu'il est prêt à bruler. Mick pense que la blessure actuelle de Thierry est politique, qu'il n'a plus la flamme et qu'Arsenal le vendra à la fin de la saison. Je veux espérer que Mick a tort et que Thierry a toujours l'amour du maillot. Sa joie réelle de supporter dans les tribunes depuis quelques matchs, Adebayor qui va se jetter dans ses bras après un but montrent le statut de grand frère de Henry pour tous les autres joueurs. Je pense qu'il veut rester; par contre j'ai peur qu'il ne soit plus jamais tout à fait aussi bon qu'il a été depuis... depuis toujours.
Les satisfactions de la saison pour l'instant: Eboué, Djourou et Touré parmi les jeunes. Les trois meilleurs joueur ont été Fabregas, Gilberto et Adebayor. Flamini, joueur sans génie, se bat bien au milieu de terrain.
Fabregas 19 ans n'est déjà plus un 'jeune' mais il confirme sa maturité étonnante, de titulaire indiscutable, de futur Bergkamp, un des meilleurs joueurs européens de sa génération. C'est la meilleure (la seule?) réussite récente de Wenger.
Parmi les quelques anciens qui restent, Dieu merci Gilberto Silva a pris une nouvelle dimension depuis le départ de Vieira - c'est le meilleur joueur cette saison pour l'instant. Il tient superbement son rôle de capitaine en l'absence de Henry. Parmi les attaquants, van Persie a eu comme d'habitude quelques éclairs de grande classe (son but contre Charlton), mais il reste toujours en deça de ce qu'on croit (croyait) être son potentiel - personnellement je ne crois plus en lui. Adebayor, dont le potentiel technique est a priori plus limité, a marqué beaucoup de buts importants (dont le but vainqueur à Manchester).
J'ai eu deux fois l'occasion d'aller au Emirates Stadium, contre Zagreb en Champions League (merci JC) et contre Tottenham (merci Dan). Alors ce stade? Absolument magnifique de l'extérieur et de l'intérieur. Et on voit toujours très très bien le jeu. Mais tout le monde reste nostalgique de la chaleur et charme de Highbury (voir mon papier 'Highbury avant fermeture'). Le nouveau stade de 60,000 places permettra d'avoir plus de 1,100,000 spectateurs par saison contre 700,000 par saison en moyenne dans le petit Highbury, soit, à £40 en moyenne, une recette supplémentaire de 16 millions de livres qui on l'espère contributera à combler l'écart de budget avec Chelsea et Manchester.
Alors qui va gagner cette année? Pour moi c'est Manchester. La raison? Chelsea a un banc plus riche mais Chevchenko ne marque pas et trop repose sur Drogba, qui a marqué 10 buts sur les 33 de Chelsea, et apporte beaucoup plus encore. Tout le contraire de ManU, équipe parfaitement équilibrée, avec le trio magique Rooney-Ronaldo-Saha où chacun a marqué 8 buts sur les... 41 de ManU. Manchester est nettement moins menacé par les blessures.
___________
Meilleurs joueurs: Drogba (loin devant), Ronaldo, Saha, Essien, Rooney et Gerrard (ces deux derniers après un début de saison très difficile).
23 décembre 2006
ten funny facts about Winston Churchill
Winston Churchill is perhaps the ultimate British icon. But I suspect we French know in fact little about him. Reading a biography recently, I have learned many things, not all in favour of Sir Winston's grandeur.
1. Churchill did not belong to the ordinary gentry but to the highest and most glorious aristocracy. He was a descendant of John Churchill, first Duke of Marlborough (1650-1722). Winston's uncle became the seventh Duke of Marlborough while Winston's father made a disappointing political career.
2. Churchill was used to live in luxury but his immense family fortune would not have sufficed had it not been for the huge revenues he got from his books. All his life, starting right after his colonial adventures, he was one of best selling writers of his time.
3. I discovered that Churchill had been a Liberal earlier in his career. A great aristocrat himself his natural move should have been to the Tories and indeed he was first elected to the Commons as a Tory MP in 1900. But only three years later he changed sides and joined the Liberals, which at the time was the other big party (Labour was much smaller). The move was probably half opportunist half dictated by his being in favour of Free Trade (whilst Tories had turned protectionist). From 1905 to 1922, Churchill was a member of the Liberal cabinets (Asquith and then Lloyd George) almost without interruptions. Then in 1922 he left the Liberals to join the Tories again – without being particularly welcome. As a result of his lack of loyalty and arrogance to his colleagues Churchill was one of the most hated men among his peers, from all sides.
4. Churchill had many not-so-admirable traits. He had a rude and cruel wit, he was ego-centric, arrogant, bad tempered. More surprisingly he was not in fact the cool, self-controlled of the Churchillian legend. Instead he was impulsive, anxious, alternatively over-excited and self-assured, and then depressed. The downs of his political careers drove him into periods of depression but, interestingly, he was never so happy and at ease as during war times.
5. Churchill was anything but a visionnary. He was not a man whose ideas and views were in advance on his time - which is one of criteria of greatness. He was a progressist Tory, attached to democratic values and ready to vote social laws but not because he was fond of the working class but to buy social peace. But on many moral, social, political issues he was considered traditional if not reactionary. He profoundly despised women and female vote, he shared the conventional racism of the time. He would never listen to any plans of self-determination for the peoples of the British Empire. He actually became a rebel inside the Tories in the 30s because they had opened the door to self-determination of India in 1929.
6. As a young man, Churchill was ruthless and ambitious to the extreme. As a young officer, he managed to take part in every colonial war between 1995 and 1999: not only the well-known South-Africa (Boer war), but also in India, and Sudan. Very much a Victorian character in his love for action and danger, whatever the cause, like the ambiguous heroes Conrad and Kipling. Maybe because there were enough British wars to fight for him, he even became a mercenary when he enlisted the Spanish army to fight a Cubans rebellion in 1898. In all those occasions he proved truly heroic. Witnesses acknowledge his physical courage. In passing, even long after he never expressed any reservations about those nasty wars that were bloody, merciless and disproportionate - machine guns facing tribes with swords. What is even less admirable is that this bravery came not only from sheer patriotism; he had a clear agenda to become a hero and then quit the army to monetize his fame as a writer and leverage it as a politician. Before each of his campaigns he had secured a column with British newspapers and each war led to a best-selling book. It worked beautifully. Before he entered the political career in 1900, Churchill was already a popular hero in Britain. The fact that Churchill was privately admitting this agenda with a smile and a joke would make it more amiable to some; but one can also consider that confessing the plan made it even more cynical and arrogant. His mere name would have guaranteed him a Tory career anyway. So one can assume that unconsciously he wanted to owe nothing to his family, or he wanted to wash the stain of his father’s failure (however this Conradian pattern was not at all mentioned in the biography I read).
7. Churchill was not at all the infaillible strategy genius some believe he was. I knew he was involved in the Gallipoli disaster in Turkey in 1915 when around 115000 British soldiers died uselessly. But I discovered he was utterly the number one responsible: as First Lord of the Admiralty (minister for the Navy) he had personally convinced the cabinet to lead this operation that – all historians agree – was badly thought, badly prepared, badly executed. After the disaster he had to resign and it looked as if his political career was over. But I did not know at all is that he made another huge strategic mistake in 1939-1940. As First Lord of the Admiralty of the Chamberlain cabinet, he was the main responsible for of the operations of Narvik which failed so miserably. Ironically, the Prime Minister took most the blame of the Norwegian failure and it was one of the reasons that caused the cabinet reshuffle in May 1940…. And led to the first Churchill cabinet.
8. Not a great general, Churchill also made several important blunders in non-military functions too. When Lord of the Exchequers in 1928 he restored the Gold Exchange Standard, which is retrospectively considered a deep mistake by most economists. Keynes immediately denounced the move in his paper ‘The consequences of Mr Churchill’ . Worse than that, Churchill was not genuingly interested by civilian affairs, the economy, the society. Unlike FD Roosevelt whose curiosity embraced all aspects off public life from Navy to agriculture, Churchill was not a statesman for peace times.
Let us summarise: an incompetent general, not a visionnary but a reactionnary victorian, a political opportunist. So where was exactly Churchill’s greatness? Where did he really excelled?
9. Well Churchill was simply the right man at the right place at the right time. Had it not been for 1940, Churchill would be remained in history as a highly-coloured figure of the early XXth century, a gifted speaker and political survivor, who occupied several important functions, with varied success, failed to achieve his lifelong ambition which was the top job, and finally retired from political life to end his life to write bitter memoires and paint modest landscapes. A politician who made a brilliant carrer but simply failed to make an enduring impact in history. Churchill was this sort of leaders, like De Gaulle. By contrast, two great warlords of 1940, Roosevelt and Stalin, would have stayed in world history with or without the great war.
10. Churchill was above all, the warrior and warlord that Europe needed in 1940. An action man and a charismatic leader in times of crisis. In May 1940 he was the most hardcore bellicist of all British politicians. The resilience of the British people was not so spontaneous as some believe. Had it been for Churchill's famous speeches, which galvanised the public gathering around radios in pubs*, the British people demoralised by the German bombs could have listened to arguments in favour of capitulation or a separated peace with Germany. Of Britain's darkest hour, he made his 'finest hour'.
*The most famous and historic speeches are blood, toil, tears, and sweat" speech and the immortal line, "We shall defend our island (...) we shall fight on the beaches, we shall fight on the landing grounds, we shall fight in the fields and in the streets, ...; we shall never surrender."
4 décembre 2006
Flushed Away (Aardman Animation)

Le rat est tendance cette année. En attendant Ratatouille de Pixar en 2007, le dernier Aardman, réalisé par David Bowers and Sam Fell, est une histoire de rongeurs. Il devait s’appeler Ratropolis mais on a changé le titre qui ressemblait trop à Ratatouille. Roddy the rodent, un pet-rat de Kensington habitué au luxe, se retrouve exilé parmi ses semblables, dans les égouts de Londres ; pire : dans les égouts de l’East End. Double exil donc, puisqu’il doit réapprendre à vivre parmi des rats et parmi des rongeurs prolétaires d’East-London.
Aardman goes CGI
Malgré des plans complexes et acrobatiques, j’ai vraiment cru qu’il s’agissait encore de la technique maison Aardman (plasticine et stop motion). Wallace et Gromit réussissait en effet des scènes de poursuite aérienne en stop motion pour l'essentiel et le CGI n’était vraiment utilisé que pour quelques effets comme les lapins en apesanteur. Le look and feel de ce film est en tout point conforme à celui de Chicken Run et W&G mais il a été réalisé entièrement en images de synthèses (Computer Generated Images CGI) et le résultat est époustouflant. On jurerait voir les marionettes en plasticine, mais c’est parce que les personnages ont été créés en plasticine avant d’être scannés 3D pour l’animation. Officiellement c’est le grand nombre de scènes aquatiques dans les égouts qui a déterminé le choix du CGI au lieu du stop motion. Le compositing pour associer des prises de vue stop motion et l’eau CGI aurait été trop coûteux.
Une comédie londonienne
Troisième film de l’association Aardman Dreamworks, Flushed Away sera aussi le dernier. Après le succès planétaire de Chicken Run, Dreamworks a en effet été déçu par les recettes nord-américaines de Wallace et Gromit - Curse of the were-rabbit. On dit aussi que les gens d'Aardman, quant à eux, en ont assez des interventions de Dreamworks dans les scénarios. Ainsi la première version du script racontait une histoire de rats pirates, mais les experts marketing de Dreamworks décrétèrent qu’il n’y avait aucun marché pour les histoires de pirates (c’était avant le triomphe de Pirates of the Caraibes) et il fallut tout réécrire (il est tout de même resté le bateau de Rita et les poursuites dans les canaux). Il est possible enfin que Dreamworks se soit lassé du caractère irréductiblement British des gars d’Aardman, de leurs références et de leur humour. Chicken Run nous parlaient de l’Angleterre rurale (un coq américain perdu chez les bouseux anglais) ; Wallace et Gromit se situait dans l’Angleterre provinciale (vicaires, charity, gentlemen farmers et concours de légumes) ; Flushed Away est une comédie explicitement londonienne sur le choc des classes entre les beaux quartiers chics et ennuyeux de l’Ouest, et l’East London gouailleur et populaire.
Le truc marrant c’est que je vis en ce moment à Kensington, j’ai vu le film au Odeon sur High Street Kensington, ce film qui mentionne High Street Kensington et fait allusion à l’envahissante communauté française (les grenouilles).
French bashing
Le grand méchant bondien du film est un crapaud qui vit en marge du monde des rats. Comme tous les méchants d’animation, Mr Toad (Ian McKellen) a une bonne raison pour être méchants. Il était le crapaud adoré du petit prince Charles jusqu’au jour où on offrit au prince un rongeur. Et Mr Toad tombé en disgrâce fut promptement flushed away dans les toilettes de Buckingham. Donc Mr Toad veut sa revanche et a un plan machiavélique pour noyer Ratropolis, en finir avec les rats et qu’advienne le règne des batraciens.
A moment donné, dégoûté par l’imbécillité de ses hommes de main rongeurs, Mr Toad fait appel à un privé (hitman) français ‘Le Frog’ (voix Jean Reno) et son équipe de grenouilles ninja. S'ensuivent une série de jokes anti-françaises dont deux en particulier on fait mourir de rire la salle:
Le Frog (to Mr Toad) : Sir, we are leaving immediately.
One of his men: But what about dinner?
Le Frog (after a while): Sir, we are leaving in five hours.
Le Frog (giving attack order): Messieurs, do the move!
His men (raising their hands): We surrender!
Le Frog (appalled): No! not that move!
Il est en effet notoire que les français sont couards, fainéands et obsédés par la bouffe.
J’ai aussi adoré le choeur grec des limaces chantantes (venues de Creature Comfort la série Aardman pour ITV) qui commente le marivaudage entre Roddy (Hugh Jackman) et Rita (Kate Winslet).
Alors le verdict ? Flushed away est ébouriffant, charmant, burlesque, hyper drôle. Plein de gags et de clins d’œil, d’une invention permanente. C'est quasiment du niveau Chicken Run, ce qui est beaucoup dire.
Nous verrons si Aardman continue les long métrages sans le financement de Dreamworks, mais s'ils devaient revenir aux moyens-métrages, je serais tout aussi content. Alors que Pixar, tout en maintenant son excellence artistique, fait de plus en plus de concessions a l'univers Disney, les petits gars de Bristol envoient chier Dreamworks pour rester ce qu'il ont toujours été: des artisans marionnettistes - et c'est pour ça que je les adore.
Cars, by John Lasseter

Pour bien nous punir du péché originel, Dieu nous donné la fièvre aphteuse et la Circle Line. Heureusement, il a aussi créé MM. John Lasseter et Nick Park, qui ont ensuite créé Pixar et Aardman.
Je viens de voir le septième long métrage Pixar (Cars) et le troisième Aardman (Flushed Away) (voir ma review) et le bonheur a été une nouvelle fois au rendez-vous.
They did it again
Pour la première fois je n’ai pas vu le nouveau Pixar à sa sortie l’été dernier. Parmi d’autres raisons, il y a que j’étais réticent sur le sujet. Déjà gamin je me désintéressais totalement des petites voitures et je suis resté un opposant fanatique à la mystique automobile. Je hais les vroum vroum de la course automobile, qui vous casse les oreilles. Et puis l’affiche faisais trop gnangnan Disney. Je suppose que je craignais mon héros John Lasseter ne tombe de son piédestal en nous livrant un film pas bien, un film vendu au merchandising Disney. Et puis après six merveilles de suite, Pixar ne pouvais pas être infaillible.
Donc j’ai vu Cars en DVD. Et ouf ! Fusion Disney ou pas - l’opus numéro 7 a d’ailleurs été commencé avant la fusion (voir mon papier là-dessus) – c’est bien un Pixar et c’est bien un Lasseter, même si, disons-le tout de suite, ce n’est pas pour moi l’un des meilleurs Pixar.
Mes Pixar préférés restent:
1 Monsters Inc (Pete Docter)
2 Toy Story 2 (John Lasseter)
3 The Incredibles (Brad Bird)
4 Toy Story (John Lasseter)
5 A Bug’s Life (John Lasseter)
6 Finding Nemo (Andrew Stanton)
7 Cars (John Lasseter)
Malgré le jeu vidéo et autres produits dérivés Disney, malgré une histoire un peu trop cute, l’excellente nouvelle reste que même un ‘mauvais’ Pixar, c’est toujours infiniment supérieur à ce qui se produit dans le monde, Aardman excepté.
Depuis la renaissance de l’animation initiée par Lasseter et Toy Story en 1995, pas mal de studios se sont lancé dans l’animation CGI 3D. Sur 10 longs métrages produits en 2006 aux USA, 9 utilisaient cette technique. Lorsqu’on voit des films moyens ou médiocres comme Madagascar (Dreamworks), Robots (Blue Sky), Shrek 2 ou Shark Tale (Dreamworks) on comprend que les dollars et les ordinateurs ne suffisent pas à faire un bon film et l’on voit l’écart considérable que possède toujours Pixar sur ses confrères animateurs.
Or donc c’est le quatrième film ‘réalisé’ par Lasseter personnellement (co-écrit et co-réalisé par Joe Ranft), après Toy Story 1 et 2, et Bug’s Life.
J’adore ce type. C’est un visionnaire et l’un des plus grands cinéastes d’animation de tous les temps et c’est un gars charmant, modeste, simple (comme Nick Park d’ailleurs) qui ne cesse de rappeler la nature fondamentalement collégiale de la création en matière d’animation. Dans le DVD il y a un bonus intéressant et émouvant où Lasseter raconte la génèse de Cars.
Main Street, America
John raconte que sa femme lui a demandé de lever le pied un jour, de laisser un peu Pixar pour s’occuper de ses quatre autres enfants, quatre garçons. Alors John a fait ce que faisait son père pour les vacances. Il a loué un camping car et toute la famille est partie sur les routes de l’Ouest. Le père de John adorait les voitures et les vacances des Lasseter c’était des centaines d’heures en voiture, les diners, les motels, les paysages grandioses. Tout le monde était heureux. John conçoit l’idée d’un film sur la Route 66, qui sera un hommage à l’Amérique de son enfance, l’Amérique des petites villes et des voitures de rêve des années 50-60. Et dont les personnages seront des voitures.
Alors John emmène une bande de collaborateurs sur la véritable route 66 pendant plusieurs semaines de repérages. Cette route mythique, qui va de Chicago à Los Angeles lézarde à travers les montagnes rocheuses, fut la première route trans-continentale goudronnée en Amérique. Les bikers et autres amoureux nostalgiques l’on surnommé la "Mother Road" ou "Main Street USA". A partir des années 80, le développement des inter-states à plusieurs voies a court-circuité de nombreux tronçons de la route 66 et transformé de nombreux de ses villages étapes en villes fantômes. Lasseter et son équipe ont ainsi visité plusieurs de ces petites villes figées dans le souvenir glorieux des années 60, où quelques vieux commerçants vivent toujours, des miettes de l’autoroute.
Lasseter avait trouvé son histoire : une ambitieuse petite voiture de course NASCAR – Lighting McQueen, voix Owen Wilson - se perd dans l’une de ces villes fantômes, Radiator Springs. Lighting McQueen va apprendre à lever le pied de l’accélérateur, au contact des ploucs du coin que ‘life is about the journey, not the finishing line’. Dans le village paumé s’est constitué une famille d’handicapés de la vie, de misfits brinqueballants, de tacots plus cotes à l’argus, de cast-aways qui ont échoué là à différentes époques. Aux propriétaires du motels et aux vendeurs de pneus s’ajoutent une ancienne voiture de course accidentée (une Cadillac de 53, voix de Paul Newman), un hippie (un fourgonnette wolkswagen), une yuppie néo-rurale enfuie de LA (une Porsche). Vous voyez mon soulagement : finalement c’est tout le contraire d’un film à la gloire de la vitesse et de la peinture métallisée, c’est un éloge de la lenteur, de la rouille, et des petites gens de l’Amérique profonde. On songe à Bagdad Café ou à une version idyllique de Dogville.
Si donc ce n’est pas l’un des meilleurs Pixar, c’est l’un des plus personnel et émouvants par sa charge nostalgique, sa philosophie hippie et l’hommage rendu à l’Amérique semi mythique des années 50.
Les prochains Pixar
2008 verra le retour de Lasseter avec Toy Story 3. Aie, aie, je suis content mais en même temps j’espère que ça ne sera pas le sequel de trop. Toy Story 3 c’est exactement ce que je redoutais avec la vente de Pixar à Disney. Le synopsis: Buzz Lightyear is recalled to a factory in Taiwan, and the rest of his toy pals go to rescue him.
Pour l’été 2007 est prévue la sortie de Ratatouille de Brad Bird, le réalisateur de The Incredibles. A young rat living within the walls of a famous Paris bistro wishes to become a chef, but is hindered by his family's skepticism and the rat-despising staff and patrons.
En parlant de rats, voyez donc mon papier sur Flushed Away (Souris-city), le nouveau Aardman.
30 novembre 2006
Bond, James Bond
Barman: 'Shaken or stirred?
Bond (without a smile): 'Do I look like a give a damn?
This line summarises the take of the latest James Bond film ‘Casino Royale’ by Martin Campbell. All the other Bonds would always have their Martini ‘Stirred, not shaken’; this has been one of the key lines and main trade marks of the sophisticated, phlegmatic, cool agent for decades. Well, guess what, Daniel Craig is not cool. His James is under a lot of stress, starting a new job (he just got his 00 licence after killing his first two villains); he focuses on the job, setting aside sex, fast car and un-necessary Martinis. They are part of the job but he doesn’t really enjoy them. Bond tries his best but people hit him, shoot at him, and poison him. It gets on his nerves. Some Bonds got upset before occasionally. Pierce Brosnan for instance took it personal after being tortured in North Korean jails – but he remained cool. Craig’s Bond is not cool inside.
Unlike all other Bond films over the last 30 years, the film is not saturated with gadgets, cars and explosions ad nauseam. Action scenes are excellent but there are relatively few of them. Story and characters are the stars. The pace is much slower – with long non-action sequences. Not that I despise the classic Bond cocktail of pure light silly entertainment ; but for the first time ever, you get interested by the plot and the characters – early Connery films were charming and classy but were pure ‘exercices de style’. Here we have a no-nonsense hero and story.
This Bond is darker and more violent than ever. I see two influences in the spy genre that have inspired the authors of the new-style Bond. The first one is 24: Craig shares many traits with Jack Bauer; like him he does not talk much or smile a lot; he does not care to kill in a pretty way ; he gets hurt a lot, even tortured and humiliated. A second influence is the Jason Bourne series. The two films of the franchise are among the best thrillers of the last decade: dark, ‘film noir’, without excessive action, and with credible violence. All the opposite of say Mission Impossible 3, one of the worst big action films lately.
Hitchcock quotes
The script and film-making is also influenced by great thriller classics. The first meeting between Craig and Green in a train is a remembrance of the legendary love-at-first-sight encounter of Cary Grant and Eva Marie Saint in North-by-Northwest - and the sexy marivaudage they immediately started. Another Hitchcock tribute is made to Torn Curtain with Paul Newman. In this film, Hitch said he showed a spy killing an enemy spy with in a very special way: much more realistic, i.e. violent. It takes minutes to Newman to strangle the man real-time. Hitch wanted to tell us that killing a man in real life is messy, dirty, ugly, long, exhausting. There are two killing scenes very much like that in Casino Royale: the opening sequence in black and white shows the first ever kill of James. It is anything but easy or glamourous. A sordid fight in sordid men’s toilets, ends with Bond drawing his opponent in a tub. In another sequence, Bond is strangling a man, while the girl is witnessing horrified, incapable of helping.
Bond in love
The most radical new thing is of course that Bond falls in love. In the Bond bible, there is always at least one good Bond girl and – more importantly - a bad Bond girl. The sexy bad girl in particular, a typical male fantasy, is customary to the Bond franchise. But this time, the crazy, trigger-happy female killer - whose best incarnation for me is Famke Janssen aka Xenia Onatopp in GoldenEye…. - is totally missing. A first good girl -villain’s wife- is seduced but quickly abandoned - actually before sex. The second girl (Eva Green aka Vesper Lynd) has a much bigger role than any female character in a Bond film before. James and Vesper get involved in a flirt that becomes unusually tender, and ends in a whole hog of a love story.
A dark violent, pessimistic, post 9/11 film, this Bond film is also one of those genre films showing the male crisis. Bond’s masculinity was challenged in the Pierce Brosnan era by the character of M, his iron-lady boss (Dame Judy Dench), but she used to quite like him. Here, she has little esteem or sympathy for him. When he intrudes into her flat she insults him as being a ‘blunt instrument’ from which she does not expect any understanding of the meaning of the missions (men are useless). [spoiler] This time not only Bond falls in love, but he is manipulated by a woman, and ultimately betrayed by her. The final twist shows that she controlled the whole relationship and used his feelings (even if she genuinely loved him). Bad times for men when humiliations like that affect the arguably biggest symbol of ego-masculinity. Bond has been for 40 years the epitome of sexy-tough-yet-macho-bastard around. Now women are the bosses, at work (M) and in love (Vesper) ; even tough guys like James are turning sentimental (he resigns for her) while women are getting cynical. To go further down the down of gender zeitgeist, I would suggest that the next chief villain should be a woman. By the way the main villain here (Le Chiffre) is the major weakest of the film. Both the character and the actor are simply not good enough.
The other weak point for me is the poker scenes. Maybe that’s because I don’t understand poker at all, and it doesn’t fascinates me; and, arguably, it is a directing challenge to make something interesting with a static card game. But still it seems to me that poker scenes are long repetitive, predictable; they lack intensity and atmosphere; photography and directing are deficient. Here the references could (should) have been the classic The Cincinnati Kid with McQueen or the magnificent Hustler with Newman by Robert Rossen.
What else? The cast. Very well done. Despite his nasty nazi look at first sight, I found Craig very handsome, good and convincing. As for Eva Green (the daughter of Marlene Jobert) she is not sexy; she's beautiful. Green succeeds in being breathtakingly beautiful as well as credible sensitive and touching at the same time.
Ah yes, another thing that I like in Bond movies is the tradition of sophisticated, graphically original title sequences. Many films had such strong title sequences in the 60s, and only the Bond franchise is keeping up with this tradition. Here we have good one, a mixture of 2D and 3D CGI work (even if the song is not too that good).
To conclude, I agree with press reviews praising this film as the best Bond in decades and one of the best thrillers in recent years. Could we go a step further and name it the best Bond ever? Difficult to say, and it depends upon what you expect from a Bond film. Early Sean Connery films remain charmingly sexy, non-violent and naïve. They are monuments to elegance and coolness, and still very pleasant to see after nearly 50 years. But they were arguably voluntarily superficial, light entertainment. The latest Bond is more ambitious and (a bit) more complex but, precisely because it embraces many aspects of the 2000s zeitgeist, it may become outdated quite sooner. Time will tell.
So should you go and give nine pounds to see that film?
If you are a Bond fan and an action movie film, yes definitely. Although very sceptical about Craig (I was), most Bond fans and critics have been impressed, and on the whole it remains very much a modernised Bond movie. On the other hand, to be honest, if you are not into action thrillers at all, all the good things I say above won’t be enough make you like it – on the whole it is still a silly spy story.
PS: By the way, keep clear of the ‘Casino Royale’ film of 1967, with David Niven and Woody Allen – this parody of James Bond is embarrassingly not funny.
29 novembre 2006
more cats and dogs
Ants in one's pants
to be very restless and impatient
Have bats in the (or one's) belfry
to be mad or eccentric; have strange ideas
Like a bat out of hell
Fast.
Having bees in one's bonnet
a bird in the hand is worth two in the bush
(we have the same one with bears)
The birds and the bees
Euphemistic or jocular. sex and sexual reproduction
As snug as a bug in a rug
Like a bull in a china shop
(we use an elephant for that)
Look like the cat who swallowed the canary
To look proud of ones self.
The early bird catches the worm
Not a cat in hell's chance
no chance at all
Looks like something the cat brought in
to appear dishevelled or bedraggled.
Curiosity killed the cat
Warning about being curious.
DDon't count your chickens before they are hatched
Dead as a dodo (I love the dark humour in this one)
Dead; obsolete; completely washed up
The hair of the dog that bit you
The drink you drink in the morning to get over the drinks you drank the night before. (must be an English thing)
Let sleeping dogs lie
Don't bring up an old issue/topic that will raise tempers or cause an argument
A dog's breakfast
A mess
kill the goose that lays the golden eggs
Knee high to a grasshopper
Small
cannot say boo to a goose
shy
a wild-goose chase
A vain pursuit of something, which, even if attained, would be worthless.
a red herring
False trail.
go the whole hog (I love this one)
Informal. to do something thoroughly or unreservedly
A pig in a poke
a risk, a gamble, taking a chance
When pigs fly
Never. (we use chickens for that)
A wolf in sheep's clothing
As drunk as a skunk (love it)
15 octobre 2006
la reine et le pm

Rappelons l'anecdote. Diana Spencer se tue en voiture à Paris et ça ruine les vacances d'Elizabeth Windsor dans sa jolie résidence secondaire de Balmoral en Ecosse. Pendant ce temps à Londres, Alastair Campbell le spin doctor qui vient d'aider Tony Blair à conquérir le poste de premier ministre de Sa Majesté, invente le slogan 'Princesse du peuple' aussitôt utilisé par Tony dans son hommage télévisé à la charmante divorcée. Opération sensationnelle: Tony émeut l'Angleterre et crève le plafond de la popularité.
Mais voilà-t-il pas que la presse populaire - elle aussi -, prend à partie la reine pour son absence de réaction officielle et d'émotion publique. Chaque jour les unes des tabloids deviennent plus agressives envers la famille royale, cependant que chaque jour une foule plus nombreuse et plus grincheuse vient entasser des bouquets de fleurs devant la résidence londonienne de la reine. Tony commence à comprendre que la créature à laquelle Alastair Frankenstein et lui-même ont contribué à donner la vie, est devenue un monstre qui sera bientôt hors de tout contrôle. Là haut en Ecosse, la reine s'obstine à ignorer la populace agitée, tandis que le prince consort traque le cerf pour distraire les petits orphelins royaux au grand air. Il faut sauver la reine contre elle-même.
Finalement, Tony sincèrement inquiet pour HM et pour la monarchie, saisit une énieme fois son téléphone et dérange 'm'ame' à l'heure du thé. Cette fois, il ose hausser le ton et parvient à trouver les mots pour lui promettre du sang et des larmes si elle ne cède pas à un programme de communication de crise en quatre points, cousu main par le numéro 10 pour calmer la foule. La grande dame cède. Elle interrompt ses vacances pour revenir à Londres et se donner en spectacle comme aucun monarque britannique avant elle: message télévisé co-écrit par Alastair, funérailles nationales où elle doit coudoyer des chanteurs de variétés et des tailleurs jet-set, et mimer le chagrin comme un personnage de soap. Dans l'histoire d'Angleterre, la peuple avait déjà destitué ou décapité des rois, mais jamais on ne leur avait fait subir pareille humiliation.
The plot against Britannia
A qui profite le crime? Je vais vous le dire. Et je peux sur ce blog vous dévoiler toute la vérité sur cette affaire. L'affreuse vérité c'est que Chérie Blair (républicaine rampante) et son amant Alastair Campbell, après avoir porté au pouvoir cet imbécile de Tony, sont passé à la phase deux de leur plan en assassinant Diana à Paris. De concert avec leur complice Rupert Murdoch, ils ont alors orchestré une campagne contre la monarchie. Le complot aurait du finir en Révolution, Elizabeth abdiquant, assignée à résidence à Balmoral, tandis que Tony deviendrait Président à vie et que le couple maudit mettrait la main sur les ors de Buckingham. Le seul hic dans leur conspiration diabolique fut l'affection quasi filiale que Tony se mit à éprouver pour la vieille et qui l'amerna à sauver la couronne au dernier moment. Damned!
Now seriously...
Sérieusement je pense que la reine n'aurait jamais dû céder au diktat de la presse people et du sentimentalisme le plus écoeurant.
Que serait-il advenu? On aurait jeté des oeufs sur Buckingham et pendant quelques mois des panneaux désobligeants auraient peut-être apparus dans les foules pendant ses voyages officiels. Elle aurait peut-être été un tantinet moins aimée mais aurait conservé tout le respect du peuple. C'est tout. Au lieu de quoi, en acceptant de s'humilier à parodier des sentiments qu'elle n'éprouvait pas, et n'avait aucune raison d'éprouver, à l'égarde de son ex-bru, elle a sacrifié un morceau de sa dignité contre quoi? Une 'image' plus 'humaine'. Pouah!
Soyons clair: le destin de la monarchie anglaise et de la famille Windsor-Saxe-Cobourg m'indiffère passablement. Mais ce qui me chagrine dans cet épisode c'est que le sentimentalisme people le plus éhonté, relayé par des responsables politiques opportunistes, ait fait s'abaisser une vieille dame digne et intelligente qui pendant 70 ans avait été 'impeccable' et droite dans ses bottes de cheval.
La dernière des dames de fer
Je crois que Frears nous dit avec ce film: la seule tradition aristocratique de valeur, et typiquement anglaise, qu'Elizabeth incarnait à merveille, c'était le sang-froid, le stoïcisme, la pudeur, la 'résilience'. Les bombes allemandes n'avaient pas réussi à faire fuir George VI de Londres; les spins doctors et les tabloïds ont délogé sa fille de Balmoral en moins d'une semaine de blitzkrieg lacrymogène.
Avec ou sans ce triste épisode, le successeur de Elizabeth - que ce soit son fils ou son petit fils - aurait très certainement interrompu cette tradition stoïque pour embrasser la société du spectacle. On aurait pu au moins épargner ça à la vieille dame.
30 septembre 2006
my coming out - Atheist Pride! (ENG)
I don’t know the English equivalent of ‘anti-clérical’ but that is what I am. I am not only ‘laïc’ (non religious), I am not ‘agnostic’ and I never were. I have personally no doubt that there is no god, nor devil, nor bodhisattvas, nor Santa Claus. Fellow atheists, screw the ‘How-do-you-know?’ they give us. Can you prove that Santa Claus does not exist? Well no: if you look all around Laponia and don’t find his house, that does not mean he does not exist somewhere else; that could might mean he’s hiding very well – and that is exactly what believers believe.
We atheist don’t have to prove that there is no god. We see no god, no-one sees any god, and then we don’t see why anyone should pretend there is one, let alone impose rules based on that fiction. It is just a matter of whether or not you decide to use your brain and senses. In fact, I believe that in the modern world we almost all know that there is no god, but still too many of us don’t want to admit it, and prefer to lie to themselves, to lie to each others in a dangerous denial. For mental comfort, peer pressure, love of tradition etc.
I said ‘coming out’ because I normally don't mention my being atheist. Somehow it has become ‘ringard’ to proclaim oneself ‘atheist’ today. Many find something aggressive in the word and the idea. ‘After all, we are said by 'neutrals', why be dismissive and contemptive with those harmless, sometimes exquisite little old men that we call curés or reverends or rabbis. They are good people. Leave us alone with Saint Barthelemy, the Crusades and all the gruesome crimes of religion in the past centuries… it is not their fault’. Religion-tolerant would go on: ‘Today clergymen are sincere, they live in true poverty and they do social care’. Well NSDAP and Hamas did great welfare and social action too.
Some months ago, I had a pub conversation with a young lithuanian from office, a fervent catholic, and she was sincerely amazed and saddened to hear that I was a non-believer. Seeing her reaction, I realised how self-evident god and christian dogma was to her. But then I played the politically-correct religious-tolerant guy. I didn’t want to hurt her feelings by telling her all the things I really believe, or rather, don't believe.
I read some years ago something about scientists feeling cornered in the born-again America, who coined the term ‘bright’ to emphasize the positive aspect in being atheist. Apparently they were a bit ashamed. And indeed sometimes we atheists call ourselves ‘non-believer’, ‘non-croyant’ in an attempt to play it down. Just as ‘feminist’ has become an insult or at least an incongruity these days. Atheist, it seems, are pitiful hysterical extremists, taking religion as a scapegoat, nostalgic of the Spanish civil war or the ‘bouffeurs de curés’ in the XIXth century. I believe most conservative people think blimey it is not sport, and not fair play to shoot at poor old religion as a whole. On ne tire pas sur les ambulances. Islam may be a threat yes, but please leave harmless christians alone.
Well I think Islam is not intrinsically more dangerous than the others. Islam is just more alive and kicking than other monotheist cults today simply because it is younger and happens to be the religion of countries in social and political turmoil, struggling to embrace modernity without losing everything to Western world values.
If christianity is less dangerous than it used to be it is precisely because our atheist predecessors tamed it, and won a century-long bloody struggle that culminated in France at the end of the XIXth century, with a complete separation between State and religion. Combes, Clemenceau, Ferry are my heroes.
I think ‘non-croyant’ is as repulsive a euphemism as ‘non-voyant’. I say it: not only do I not believe in their gods, in any god, not only do I think they are lying to themselves and lying to others, but I don’t think believers and priests are some kinds of harmless poets in a materialist world. I think they are still all potentially dangerous to public good and to mankind. But I have never dared saying that in a dinner with friends. I suspect most of my friends are not believers, but some may be, I am not exactly sure, I would not want to hurt any of them, It would be rude, wouldn’t it? So I write it. That’s what blogs are for, isn’t it?
The roots of all evil
I first felt like writing my ‘atheist pride’ coming out when watching a programme by biologist Richard Dawkins on Channel Four six months ago called ‘The root of all Evil’. By the way can you imagine one second a programme attacking religion in prime time on a big French channel? Or everywhere else in the world than in the UK?
Dawkins methodologically rejects the popular wisdom that, after all, religions have done good to mankind, globally. It reminds me of Georges Marchais, a French communist leader of the 70s who, in the early 80s still dared say that Soviet Communism in Russia had been “overall positive”.
Dawkins also puts down the argument that ‘We still need to keep the fiction of god to maintain family values, and the sense of good and evil’.
After politely interviewing a close friend of that anti-abortion fanatic who killed a doctor in the US, whom he found to be a very nice person, Dawkins makes this crucial point: ‘Without religion, good people would do good things and bad people would do bad things. With religion, you can get good people to do evil things.’ Indeed there are plenty of evidence in animal societies, that family values and a sense of ‘good’ (empathy, co-operation) at the scale of a species, do not require a supernatural belief to be maintained.
Then Dawkins interviews the bishop of Oxford. The Moderate Christian man. What can be more moderate on Earth than a modern-day Anglican bishop? And indeed the man is no ignorant born-again redneck or insane ultra-orthodox rabbi or frustrated imam. He is an exquisite old man, who explains that the Bible has to be interpretated, that we can rule out literal reading of Adam and Eve, stoning adulterous women, and even maybe do without the - admittedly peculiar - virgin Birth theory, but that the belief in the resurrection of the Christ must at the core of Christian beliefs. Phew, one moment I thought he was going to tell us Christ was just an option in Christian credo. ‘Modern’ christians are really cornered. Their loss of market share to more radical, traditionalist or charismatic churches seems to show that the individuals who still want religion today, want the good old radical stupid flavour of it. They are not interested in an ‘intelligent’ form of religion.
How can we be ‘moderately’ religious? How can we cherrypick into racist, violent, supernatural codes? If you believe in virgin Birth or resurection and stuffs like that, you might as well be ready to believe anything, aren’t you? Believers are betraying rationality; moderate religious believers are betraying both religion and rationality.
Now then, maybe religion has been badly used by cynic men all along history, but the Book themselves are surely full of good, sensible things?
Few of us indeed can feel any sympathy to psychopath killers like Abraham today (a man who heard voices telling him to kill his kid: how else do you call him?). But many think monotheism is an improvement over primitive religions of barbaric times. It’s all about love isn’t it? Again, that is forgetting how cruel and primitive is the use of original sin and the sacrifice of the Son, how sadistic and masochist Christianity is. Saint Paul made sure Christianity would become this fantastic instrument of guilt. Dawkins explores the use of terror using the concept of damnation and Hell across centuries. Those who have read ‘Angela’s Ashes’ for instance, know that 50 years ago, sadistic priests were still scaring children to death with the idea of Hell and were psychologically emasculating some of them for life.
Dawkins then visits the US and meets born-again christian who are producing and touring good old spooky plays about the Devil and Hell, to scare teenagers into good.
This calm and clear, yet courageous and unimpressed, science man made me feel like standing up to my point. Since I have no balls to do it in Speakers Corner at stone throw distance from the Nation of Islam and other weirdos, I do it here.
My atheist credo
1) There are no gods or supernatural beings, unless proven otherwise. Don’t let them tell you that ‘Nobody knows’.
2) Religions have always harmed mankind and are still doing so when they get the opportunity.
3) Even in the Western world, the beast is not dead. It is still an enemy that we must keep under control. Because thank god religion is today considerably weaker in the Western world – thanks to education and great men who gave their lifes to combat religion - we must not think religion is down forever.
4) We don’t need religion to enforce a civilised society, in which people do not harm each others. We have values and we have laws.
5) There are no such things as ‘moderate’ religions. There is no cherrypicking in Holy books and letting aside their most primitive and deadly instructions. Either you believe or you don’t believe in supernatural forces and their being good guidance for us.
From that what should be the consequences in public life rules?
6) Now if, in a free society, without having been constrained in their childhood, some people still believe in gods or UFOs, this is their right and we must tolerate that (although personally the only supernatural being of whom I would tolerate the worshiping is Santa Claus, and only by under-five-year-olds). They can even speak of it publicly as long as they don’t endorse the criminal consequences of hardcore religion. I even do tolerate Tom Cruise jumping on Oprah Winfrey’s couch in a hysterical Scientologist delirium – it is quite fun actually.
7) But public authorities should not finance nor encourage organised religions or sects in any ways, as they still do today. Even in Europe we are not secular enough. I object use public money for the refurbishing of thousands of empty churches. And religious schools are no ordinary citizen associations like sport clubs or libraries, that deserve public support.
8) Going a bit further I personally think children should be protected from political or religious endoctrinement. I do not think our tolerating religion should go as far as to tolerate religious schools. Especially when science teaching is contaminated by religious thinking.
9) Finally religion should be totally ousted from the political scene. Fighting religion is not only fighting clerical states abroad. It is also stopping tolerating insidious remnants in our own societies. The beast is not dead. I am sick and tired of seeing an elected man swearing on a Bible or mentioning god in speeches, and not only in the US. it scares me to think that people who can believe in Genesis or virgin birth, who think that fanatical killers like Abraham or Moses are cool guys… are allowed to rule Government and take such important decisions like wars.
cats and dogs
And the winner is Yota, who told me ‘Not enough room to swing a cat’ What a surreal, almost sick expression to talk about a small room. I love it. It sounds Tex Averyesque to me. Surprising in a country where animal lovers get serious about pet welfare. Well it is also the country that produced 'A fish called Wanda' in which pet murder is extremely enjoyable. And I realised we say ‘Avoir d’autres chats à fouetter’, which is not very nice to cats either. Brits use another animal for this one, and say ‘To have other fish to fry.’
Another surreal saying involving cats is ‘Raining cats and dogs’. I love this one too. Less graphic, but deriving from acute animal psychology: ‘It’s like herding cats’ to mean attempting something impossible like ‘faire boire un cheval qui n’a pas soif’. Cats of course are known to be fundamentally individualist. They would never live in herds or troupeaux.
Any other surreal saying involving torturing pets?
4 septembre 2006
funny science - Pluto’s widow (ENG)
Even more touching is the way the scientific community have been reacting to the discovery of the many new ‘objects’ beyond Neptune over the last three years, in what they call the Kuiper Belt. On one hand, Astronomers realised they had to define the word ‘planet’ which of course had no scientific definition so far. After Mike Brown’s team discovered the object 2003UB313 ‘Xena’ in 2003 (bigger object than Pluto), and since many other similar objects have been spotted, the astronomical community realised there are probably hundreds of icy objects about the size of Pluto in the Kuiper Belt. Scientists have to be logical and consistent; therefore either they had to call Xena and all its siblings 'planets', or they would need to downgrade Pluto to being an asteroid and no longer a ‘planet’. On the other hand, many astronomers admitted they were quite fond of Pluto and would love to find a definition that would allow to ‘keep’ Pluto in the Premiership of planethood. It is always a tragedy when your favourite team since childhood is retrograded to second division.
It has to be reminded that Pluto was hardly accepted as a planet from the beginning. Pluto was first observed by Clyde Tombaugh in 1930. It was quite a shock because since 1846 and the discovery of Neptune the 8 planets seemed to form an balanced and harmonious system – 4 telluric planets, 4 giant planets with distances from the sun growing in an elegant geometrical series. And then the former farm boy from Arkansas brought this 9th little boy, much further than the 8th planet, and much smaller – actually smaller than the moon, yes our little moon. So some at the time argued it should be called a comet or an asteroid – like the biggest objects in the asteroid belt between Mars and Jupiter.
But because Pluto was an underdog, because its discovery was a kind of Bob Beamon maverick leap in astronomy, the new kid became rapidly immensely popular. I guess for schoolboys and astronomers themselves it became the cute, late child in the family surrounded by big, big brothers and sisters. le petit dernier. So without any official decision, Pluto became de facto the ninth planet in school books and in school posters.
Retrospectively, we better realise the feat accomplished by Clyde Tombaugh in 1930. It took 76 years, tens of astronomers, digital photography and computer tracking to find more big objects beyond Neptune, only in the 90s. Back in the 20s Clyde found Pluto by looking at thousands of photographs nights after nights. It was a miracle. Again, a Bob Beamon act.
So what did astronomers decide in the end?
One month ago, at the international astronomical union (IAU) held a congress and voted a definition of ‘planet’. A planet has to: (i) circle around the sun, (ii) be round, obviously. And they added a third condition (iii) a planet must ‘dominate its own’ orbit, ie must orbit in an area it has cleared of smaller objects thanks to its own gravity/size/mass. This third condition excludes all the objects from the asteroid belt or the Kuiper from being called planets, but they can be called dwarf planets. And no-one will be forbidden to give them names, even unofficially. This will somehow alleviate the sorrow of Pluto fans. I suspect many boys will start to fancy cute dwarf planets more than big ones, just like they like hobbits, and the final impact might raise the curiosity for astronomy.
One of them had argued that the most important thing was not to disappoint children, some of whom might be disturbed to the point of giving up interest in science if deprived from their pet planet. Another one said it won’t upset current and future schoolchildren at all, but only ageing astronomers and ‘all those of us who used to be schoolchildren.’
But the most touching comment was made by the widow of Clyde Tombaugh. She is now 93 - her husband died in 97 at the age of 90 He lived long enough to start to suspect the Kuiper Belt would provide hundreds of Plutos. But he died soon enough not to see the discovery of Pluto-sized ones.
The charming old lady told the Arizona Daily Star: ‘I feel like I sort of got demoted from my job of being the wife of the discoverer of Pluto. Now I am the widow of a discoverer of a dwarf planet.’